Branche de LAUBIER de notre famille :
4. Famille de LAUBIER de SAINT-JOURS
4. Famille de LAUBIER de SAINT-JOURS


Timoléon de Laubier et Mathilde de Saint-Jours se marient le 16 janvier 1867 à La Pointe à Pitre.
Un vrai mariage d'amour si l'on en croit l'abbé Fernand Belot, le cousin de Mathilde lors de son allocution pour leurs 25 ans de mariage : "C'est Dieu qui signait avec vous cet engagement (mariage) puisqu'il avait dû briser la volonté d'un père pour vous laisser l'un à l'autre."
Il a alors 41 ans, et elle 27.
Ils s'installent rapidement à Paris où ils ont 2 enfants : Georges et Maxime. Maxime, militaire, mourra à l'âge de 22 ans. Georges sera notre aïeul.
1872, Timoléon et Mathilde de LAUBIER de SAINT JOURS
Cliché pris à la Guadeloupe (ou la Matinique), où ils ont vécu.
Leurs 2 enfants : Georges (4 ans) et Maxime (2 ans)
La partie d'échecs
3 joueurs : Timoléon à droite (béret)
son adversaire son fils Maxime
Sur la chaise à ses côtés son autre fils Georges
Assise derrière son épouse Mathilde
"Timoléon et Mathilde sont aimables, pleins de simplicité, prévenants et bons.
Ils donnent volontiers l'hospitalité. "
Allocution de l'Abbé Fernand Belot pour les 25 ans de mariage de Timoléon et Mathilde 17 janvier 1892 : 
17 janvier 1892 en la chapelle de Nazareth de Paris, 25 ans de mariage de Mathilde et Timoléon :
Abbé Bélot :
"Timoléon et Mathilde sont aimables, pleins de simplicité, prévenants et bons.
Ils donnent volontiers l'hospitalité.
C'est Dieu qui signait avec vous cet engagement (mariage) puisqu'il avait dû briser la volonté d'un père pour vous laisser l'un à l'autre : c'est lui qui dans la site vous conduit en pays de France.
Plus tard, quand une guerre fratricide vous sépare l'un de l'autre par les bataillons farouches des insurgés, c'est lui qui vous rend l'un à l'autre.
N'êtes-vous pas entourés des deux enfants chéris en qui vous vous voyez revivre ... qui sauront marcher sur les traces de cette lignée d'ancêtres dans la carrière et faire honneur à cette vieille noblesse poitevine dont ils sont les dignes rejetons ! "
1901 Famille de LAUBIER CADOU
Les parents de Georges ont donc vécu à la Pointe à Pître. Ils vivront ensuite à Paris.
On peut alors se demander comment Georges a rencontré Yvonne, notre aïeule qui vivait à Fourmies dans le Nord !
Le père d'Yvonne, Alcime CADOU, est né à la Pointe à Pître.
Les parents de Georges et Yvonne devaient se connaître de cette époque…
Timoléon de LAUBIER
1826-1905
(Prosper René) Timoléon, Comte de LAUBIER.
Timoléon de Laubier naît à Melle le 22 Juillet 1826.(sous Charles X)
Il est le fils de Aristide de Laubier et de Elizabeth Pandin de Lussaudière.
Timoléon 12 ans
Timoléon, 19 ans
1848
Timoléon, 22 ans
Il est notaire à Melle.
Il perd son frère aîné Maxime (39 ans), militaire, à l'âge de 37 ans.
Il épouse Mathilde de Saint-Jours à Pointe à Pitre, le 16 janvier 1867.
Un vrai mariage d'amour si l'on en croit l'abbé Fernand Bélot, le cousin de Mathilde lors de son allocution pour leurs 25 ans de mariage : "C'est Dieu qui signait avec vous cet engagement (mariage) puisqu'il avait dû briser la volonté d'un père pour vous laisser l'un à l'autre."
Il a alors 41 ans, et elle 27.
Ils s'installent rapidement à Paris où ils ont leurs deux enfants: Georges et Maxime.
Maxime, militaire, mourra à l'âge de 22 ans. Georges sera notre aïeul.
Abbé Bélot :
"Timoléon et Mathilde sont aimables, pleins de simplicité, prévenants et bons.
Ils donnent volontiers l'hospitalité. "
Il meurt à Roubaix le 25 septembre 1905, et est enterré au cimetière Montparnasse.
Mathilde de SAINT JOURS
épouse de LAUBIER

(Marie Hortense) Mathilde de SAINT-JOURS.
Mathilde naît le 16 avril 1840 à la Pointe à Pitre.
Elle est la fille de (Arthur Guillaume) Oscar de Saint-Jours et de (Marie Hélène Judith) Ernestine Bélot (1820-1852).
Son père décède quand elle a 4 ans, le 6 décembre 1844,
elle perd sa mère à l'âge de 12 ans, en 1852.
Son neveu Fernand Belot tiendra une place importante dans leur vie et eux dans la sienne.
Elle épouse Timoléon de LAUBIER à Pointe à Pitre, le 16 janvier 1867.
Il a alors 41 ans, et elle 27.
Ils ont 2 enfants : Georges et Maxime. Maxime, militaire, mourra à l'âge de 22 ans. Georges sera notre aïeul.
Georges de LAUBIER
Voir génération suivante
1868-1923
(Aristide Oscar) Georges de Laubier (1868-1923)
Georges est le fils de Timoléon de Laubier et de Mathilde de Saints-Jours.
Il naït à Paris le 23 septembre 1868.
Son père a alors 42 ans et sa mère 27.
1876 (env.)
Georges de Laubier
1880 (env.)
Georges de Laubier
Maxime de LAUBIER
1871-1893
(Marie Timoléon) Maxime de LAUBIER.
Il est né à Paris le 11 mars 1871. Son grand frère Georges a 3 ans.
Son père est Timoléon de Laubier (45 ans) et sa mère Mathilde de Saint-Jours (31 ans).
Sergent aux tirailleurs Soudanais, il meurt le 28 février 1893 à Piabala (Soudan), à l'âge de 22 ans. Le premier enfant de son frère unique Georges naît cette même année. Il le prénomme Maxime.
Il est enterré au cimetière Montparnasse.
3. Famille de LAUBIER-CADOU
Juste avant leur mariage Georges vit à Paris, chez ses parents Timoléon et Mathilde, et Yvonne à Fourmies (Nord), chez ses parents Alcime et Emilie.
Ils se marient à Fourmies le 23 août 1892.
Il a alors 23 ans et elle 22.
Comment ont-ils donc pu se rencontrer ?... 3 de leurs parents respectifs ont vécu à la Pointe à Pitre : Timoléon et Mathilde de LAUBIER, Alcime CADOU. Peut-être est ce par ce biais...
Georges et Yvonne sont lors de leur mariage tous deux sans profession.
Acte de mariage de Georges et Yvonne :
Un contrat de mariage a été fourni par Me Azambre, notaire à Fourmies.
Sont présents lors du mariage les parents des mariés, Jacques-Charles CHAMPEVILLE de BOISJOLLY et Adrien LE MAISTRE.
23 Août 1892Mariage de Georges de Laubier et Yvonne Cadou
Discours pour le mariage de Georges et Yvonne par l'Abbé Fernand Bélot : 
Ils habitent d'abord Fourmies, puis Roubaix où Georges est architecte.
Ils ont 6 garçons : Maxime, Jean, Alcime, Christian, Michel et François.
Maxime et Jean mourront en 1918, à 25 et 21 ans, François sera dominicain, Michel est mon grand-père, Alcime ou Christian peut-être le vôtre.
Jean, Alcime, Maxime
1900
Maxime, Alcime, Jean
Les premiers pas d'Alcime
Maxime, Alcime, Jean
Alcime, Christian, Maxime, Jean
Yvonne
Alcime, Jean, Maxime, Christian
1902
Pauline LOUIS, ?,Emilie CADOU, Mathilde de Laubier, Timoléon de LAUBIER , Daniel Cadou, Théodore Jacob de Marre, André CADOU
Georges, Yvonne, Denise MAHOUDEAU
Alcime, Christian, Maxime, Jean
1904
9, rue du Moulin à Roubaix
Michel, Yvonne, Maxime, Jean, Alcime, Christian, Georges
Mimie :
"Leur mère avait bien du mal à se reposer au milieu de tous ces garçons ! Là encore, une anecdote : quand elle essayait de se reposer et que les garçons faisaient du bruit, le père, de sa voix de stentor les enjoignait à plus de calme par un tonitruant: « Taisez-vous ! Votre mère dort !!! » à quoi Mamie répondait : « Merci, mon ami, je suis éveillée… »"
Michel, Christian, Alcime, Jean, Maxime
1906
François, Michel, Christian, Alcime, Jean, Maxime
Mimie :
"Age scolaire : Institution Notre Dame des Victoires, à Roubaix, où tous les garçons ont été successivement scolarisés."
Mimie :
"Une petite anecdote avant d’évoquer des choses plus tragiques : Arrivés tout juste de pension chez leur tante, les garçons vont aller se coucher. La tante assiste au déshabillage et dit à Michel : « Enlève tes bas ! » (les garçons portent de longues chaussettes, sortes de bas, qui montent jusqu’à la hauteur de leur culotte, au dessus du genou). Réponse de Michel : « Mais je les ai déjà enlevés ! » On ne se lavait pas beaucoup en pension, surtout pendant l’hiver !"
Jean, Michel, Maxime, François, Alcime, Christian
Source : "Notes de guerre", écrit par Georges et Yvonne
Au début de la guerre 14 18, Georges, Yvonne et leurs 6 garçons habitaient Roubaix, 8 rue Henry Bossut.
Georges avait son bureau au 6 rue de la gare, l'actuelle avenue Jean Lebas.
Jean, Maxime, Marie Antoinette Craveri, Georges, Yvonne, Denise Mahoudeau, François Mahoudeau, Alcime
, Michel, François, Emilie Le Glouët, , , Christian
Marie-Antoinette CRAVERI, dite Bichette, est la fiancée de Maxime
Mimie :
"L’autre passion de cette famille : la musique. Chaque enfant jouait d’un instrument. Papa, du violon ; François, du violoncelle ; Christian, du piano. Pour les autres, je ne sais pas ; pas d’instrument à vent, en tout cas. Ils ont eu pour professeur deux frères : Gabriel et Edouard Buntchu, Suisses, qui logeaient chez les parents et vivaient de leçons de musique et de concerts. Je crois qu’ils s’acquittaient de leur « loyer » en donnant des leçons de musique à toute la famille. Je ne sais pas quel était leur lien avec la famille. Ils ont été suffisamment proches pour devenir, pour l’un d’eux, Edouard, le parrain de la fille aînée de Christian, Anne (Decoster). Nous avions un petit tableau signé d’Edouard Buntchu, que j’ai donné à Anne, en souvenir de son parrain. Papa racontait qu’il leur arrivait d’être réveillés par les deux frères, retour de concert, pour faire ensemble un peu de musique, quelque trio ou quatuor de Mozart ou Beethoven… "
Jean, Gabriel Buntchou,
François, Maxime
Mimie :
"Les échecs étaient une vraie passion chez eux, au point de jouer le soir jusque tard dans la nuit, malgré l’interdiction des parents, et de plus à la bougie sous les draps ! C’était vraiment une passion familiale, puisqu’on a également une photo du grand-père Georges jouant avec son fils aîné Maxime, et une génération plus tôt, même partie entre Timoléon, l’arrière-grand-père, et son fils …"
La partie d'échecs
Christian, Michel
Georges, Maxime
Georges et Yvonne
LA GUERRE
Mimie :
"L’épisode qui a marqué la famille de manière définitive et indélébile : la guerre de 1914-18 :
Maxime, l’aîné, est mobilisé. Il se marie (j’ignore la date) mais pour si peu de temps…
Mimie :
"On sait que Jean, en trichant sur son âge, réussira à se faire enrôler dans l’aviation et participera à la guerre en tant que pilote. Son avion sera abattu en 1918. Le jour de sa mort, un tableau s’est décroché du mur, dans la maison de ses parents à Roubaix. Mamie a dit : « Jean est mort… ». Maxime sera tué la même année, quelques mois avant la fin de la guerre.
A partir de ces moments, plus rien ne sera comme avant. Plus de musique en famille"
Mimie :
« La famille rassemblée, amputée de ses deux aînés. Les visages sont graves, comme découragés. Pour ma part, je suis convaincue que l’épisode de la guerre de 14 a eu une influence déterminante sur le caractère de notre père (Michel). (…) Notre père nous a toujours paru comme « détaché » de la vie. »
Georges, Christian, Alcime,
Michel, François, Yvonne
Georges et Yvonne ont retranscrit ces moments d'occupation dans une série de 9 volumes ou plus intitulés "Notes de Guerre".
Relations familiales
Jacques Charles CHAMPEVILLE de BOISJOLLYprésent au mariage de Georges et Yvonne 
Léon RIBIERE de la BEZIEparrain de Michellien vers sa page
Georges de LAUBIER

1868-1923
Aristide Oscar Georges de Laubier (1868-1923)
Georges est le fils de Timoléon de Laubier et de Mathilde de Saints-Jours.
Il est né à Paris le 23 septembre 1868.
Son père a alors 42 ans et sa mère 27.
1876 (env.)
Georges de Laubier
1880 (env.)
Georges de Laubier
Il est ingénieur E.C.P, architecte.
Il épouse Yvonne Cadou à Fourmies le 23 août 1892. Il a alors 23 ans et elle 22.
Il est à ce moment domicilié à Paris, chez ses parents qui sont rentiers. Eux ont 66 et 52 ans.
En 1893 il perd son frère Maxime, sergent aux tirailleurs Soudanais, à Piabala (Soudan), âgé de 22 ans. Cette même année Yvonne met au monde leur premier enfant. Ils l'appellent Maxime.
Ils habitent d'abord Fourmies, puis Roubaix où Georges est architecte.
Ils ont 6 garçons : Maxime, Jean, Alcime, Christian, Michel et François.
Lors de la guerre de 14, resté à Roubaix avec sa femme et ses quatre cadets il s'investit dans la Croix Rouge. Georges y est l'administrateur.
Les deux aînés s'engagent.
Maxime et Jean mourront en 1918, à 25 et 21 ans.
Pendant cette guerre Georges et Yvonne écrivent ce qu'ils voient et ressentent de cette période. La lecture de ces volumes me laisse une impression étonnante de le connaître. Il semble être un personnage haut en couleur qui s'investit dans ce qu'il fait et se donne du mal pour le bien d'autrui.
Georges, architecte
Georges chez lui
Yvonne CADOU
épouse de LAUBIER
1887
Yvonne (18 ans)
Yvonne enceinte de Maxime
Yvonne et sa soeur Denise
rue du Moulin
Maxime de LAUBIER
1893-1918
Maxime est le fils aîné de Georges et Yvonne.
Il naît le 29 mai 1893 à Paris, 6ème arrondissement, au domicile de ses parents rue Notre Dame des Champs.
Il naît 3 mois après le décès de son oncle paternel Maxime, dont il prend le prénom.
Maxime
Maxime et sa mère
Il épouse Marie-Antoinette Craveri, dite Bichette
Juillet 1914, Maxime, 21 ans, part de Locre. Il avait prévu de venir y chercher ses affaires le 19 mais par suite de circonstances diverses les laisse, se disant qu'il viendra les chercher le 26. Mais le 26, il n'ira pas... la caserne est consignée... Maxime reste donc à Dunkerque.
Le samedi 1er Août il part avec son régiment. Il fait partie du 110ème. Sa mère, Yvonne, qui était venue le voir ce jour là, a l'occasion de lui dire au revoir. Une entrevue très émue, mais très digne. Puis on sonne le rassemblement. "Au revoir maman ! Embrasse papa !", lui lance-t'il en passant devant elle pendant le défilé.
Le 9 septembre le 110ème a passé la nuit près de Rouge-Barre. Il y a séjourné 1 heure.
Maxime ne peut pour ainsi dire pas correspondre avec ses parents qui sont à Roubaix, mais il écrit régulièrement à Sophie Lahaye, une proche amie de la famille.
Il a écrit à son petit frère de 8 ans, François
En juillet 1915 les parents de Maxime apprennent que "Maxime fait du galon dans le pays de Félix". Ils se demandent ce que cela peut bien signifier.
Maxime est sergent dans la traction automobile d'un centre d'aviation.
Le 30 juillet 1918 Maxime décède des suites de ses blessures de guerre. Il est mort pour la France…
Jean de LAUBIER

1897-1918
audio 0:28
Jean est né en 1897. Il est le second fils de la fratrie
Jean dort dans la véranda.
... 1914... la guerre
Au début de la guerre Jean reste avec sa famille. Seul son grand frère Maxime est mobilisé. Puis c'est l'occupation. La plupart des roubaisiens préfèrent faire partir les enfants de l'âge de Jean. Il a 17 ans. Le 3 Octobre 1914 Jean part pour Wimoreux chez M. Ruffelet. Georges et Yvonne ne lui donnent qu'un petit baluchon, pensant que son exile ne durera qu'une huitaine.
Mimie :
« On sait que Jean, en trichant sur son âge, réussira à se faire enrôler dans l’aviation et participera à la guerre en tant que pilote. Son avion sera abattu en 1918. Le jour de sa mort, un tableau s’est décroché du mur, dans la maison de ses parents à Roubaix. Mamie a dit : « Jean est mort… ». »
Depuis le 15 février 1915 Jean est artilleur à Rennes.
Date de dernière mise à jour : 01/02/2026
Questions / Réponses


































































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